11 Nov 2008 |
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En juin dernier, SAP annonçait au club des utilisateurs de SAP (USF) la bascule de l'ensemble de ses contrats de maintenance sur le niveau le plus élevé, soit une augmentation de 29% pour ceux sous contrat de licence basique. Ce contrat de maintenance représentera désormais 22% du prix des licences pour tous les utilisateurs. Interrogé par Bertrand Lemaire sur CIO-Online, le président du club, Jean Leroux déclare : Malheureusement on est une clientèle captive, et cela ne va pas aller en s'arrangeant vu les concentrations du marché. Donc il faut éventuellement se réjouir d'avoir choisi le moins pire. Il faut tempérer les utilisateurs. Notre combat n'est pas de baisser le prix, mais d'inciter les utilisateurs à borner leur contrat pour que la prochaine fois, quand on passera de 22% à je ne sais pas, ils aient une période de transition tarifaire un petit peu plus longue.Il me semble que le droit européen de la concurrence, souvent critiqué par les Français, est censé protéger les clients (français entre autres) "captifs" de ce type de pratiques. Me Masker confirme et selon elle ce type de pratique tomberait sous le coup de l'article 442-6 du code de commerce :"Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers : [...] On n'engage de contentieux pour trois fois rien à un ami qui nous veut tant de bien! Le club des utilisateurs de SAP ne semble pas considérer que cet article puisse s'appliquer ici. Après tout, SAP n'a peut-être pas "soumis" ses clients, et encore moins proféré de "menace": il n'a fait que les informer. Si on ne peut plus informer ses clients sans être taxé de position dominante, dans quel monde vit-on? |