02 Jan 2009 |
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Bien sûr le contexte de ralentissement économique incite à redoubler de prudence notamment en ce qui concerne les investissements informatiques. Le moment est peut-être propice à l'amélioration des pratiques d'investissement dans votre entreprise. Voici quelques conseils pour vous aider à prendre une décision. 1. Mettre de côté la vision technique au profit d'une vision métierL'informatique est un investissement complémentaire d'autres investissements. Il faut s'assurer de la cohérence entre le système d'information, les processus de l'entreprise, la distribution des rôles au personnel de l'entreprise et la compétence de ce personnel. L'utilisation d'un nouvel outil informatique peut impliquer un changement dans l'organisation. Ce changement, s'il est souhaité, constitue une opportunité. En revanche, s'il n'est pas anticipé, les performances de l'entreprise sont susceptibles de se dégrader sérieusement. Les investissements informatiques sont particulièrement risqués en raison de leurs impacts sur l'organisation. 2. Identifier les objectifs recherchésMettre en place une solution informatique n'est pas une fin en soit. Les objectifs de l'entreprise sont de produire et de vendre ses produits, d'assurer le service auprès de ses clients, d'accroître sa rentabilité, etc. L'informatique peut contribuer à ces objectifs principaux. Il faut prendre le temps de sélectionner la solution qui servira au mieux l'entreprise. 3. S'assurer de disposer des ressources compétentesLes ressources disponibles pour le projet pourront-elles mener le projet à terme. Dispose-t-on du budget ? Saura-t-on sélectionner les ressources externes pour compléter le dispositif projet ? Quel chef de projet saura planifier puis maîtriser les coûts et les délais ? Qui dans l'entreprise pourra garantir que ce qui est livré sert-il les objectifs de l'entreprise ? 4. Ne pas sous-estimer les coûtsLes décideurs espèrent trouver sur le marché une solution clé en main répondant à leur besoin. Toutefois, l'acquisition d'une licence ne représente qu'une petite partie de l'investissement. Structure de coût (à ajuster selon le contexte)
Après l'investissement, il faut prévoir des coûts récurrents d'exploitation, de maintenance et de support. Ces coûts annuels sont de l'ordre de 15% à 20% du coût du projet. 5. Être réaliste quant aux délais de livraisonEn dépit des études, on découvre généralement en cours de projet des contraintes (d'organisation ou d'interfaçage du nouveau système avec l'existant) qui retardent les délais de livraison. 6. Mettre en œuvre des indicateurs de rentabilitéMesurer la rentabilité d'un projet informatique est une gageure. Pourtant il est possible d'écarter les risques majeurs. Comparer un scénario « projet » et un scénario « ne rien faire » est un exemple. Si les utilisateurs sont impliqués dans le projet, celui-ci a plus de chance de produire quelque chose d'utile. Si les bénéficiaires contribuent à l'effort d'investissement (par exemple en sacrifiant une partie de leurs ressources futures), ils écarteront les projets les moins utiles à l'entreprise.
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